2010 – 2020

2010
ASTIER, Alexandre, Histoire de l’Inde, Paris: Eyrolles, 2010, 217 pp.

BROCQUET, Sylvain, La Geste de Rāma: Poème à double sens de Sandhyākaranandin, Pondicherry: Institut français de Pondichéry and École Française d’Extrême-Orient, 2010, 523pp.

The Rāmacaritam by Sandhyākaranandin, a narrative poem of 215 stanzas, is a perfect example of poetry with two meanings: by constant use of śleṣa, it summarizes the plot of the Rāmāyaṇa and relates the recovery of Eastern Bengal during the eleventh century AD by Rāmapāla, a ruler of the Pāla dynasty. The last chapter deals with the succession of the epic hero and of the historical king. Some thirty stanzas add a third meaning, of theological character, to the two main ones. This book provides the transliterated Sanskrit text, a separate translation of each meaning, and a close analysis of polysemous sequences. The introduction discusses the literary and historical context and the linguistic and rhetorical devices which generate polysemy.
[AN/AR]

La Geste de Rāma de Sandhyākaranandin, poème narratif de 215 strophes, est un parfait exemple de poème à double sens qui, recourant de manière systématique au śleṣa, résume le Rāmāyaṇa tout en relatant la reconquête du Bengale Oriental au XIème siècle par Rāmapāla, souverain de la dynastie Pāla. Le dernier chapitre déborde la geste guerrière pour évoquer la succession du héros épique et celle du roi historique. Une trentaine de strophes superposent aux deux significations principales une troisième signification théologique. Le présent ouvrage comporte le texte sanskrit translittéré, une traduction séparée de chacune des significations, et une analyse des séquences à sens multiples. Une introduction éclaire d’abord le contexte historique et littéraire, puis les ressorts linguistiques et rhétoriques de l’ambiguïté sémantique. [AN/AR]

DA LAGE, Nina and Olivier DA LAGE, L’Inde de A à Z, Brussels, Versailles and Paris: RFI, 2010, 237 pp.

DELOCHE, Jean, Pierre Sonnerat, Nouveau Voyage aux Indes Orientales (1786-1813), Pondicherry: Institut français de Pondichéry and École Française d’Extrême-Orient, 2010, 377 pp.

HAUDRÈRE, Philippe, and Gérard LE BOUËDEC, Les Compagnies des Indes, Rennes: Ouest- France, 2010, 143 pp.

LADRECH, Karine, Le Crâne et le glaive: Représentations de Bhairava en Inde du Sud (VIIIe-XIIIe siècles), Pondicherry: Institut français de Pondichéry and École Française d’Extrême-Orient, 2010, 467 pp.

This work is devoted to Bhairava, a fierce form of the Hindu god Śiva, and focusses on the ways in which he is represented in South Indian sculpture from the 8th to the 13th century AD. This complex and ubiquitous figure, both transgressive and a source of salvation, was accorded exceptional importance in the religion and art of medieval India. This study emphasizes his so far underestimated popularity in South India. Bhairava’s exceptionally rich and varied iconography has been examined in the light of both mythological literature (mainly the Purāṇas) and normative treatises (śilpaśāstra, āgama/tantra, dhyānaślokas, etc.). The author attempts to unveil what this deity meant for those who sculpted, contemplated and worshipped his carved representations.
[AN/AR]

Le présent ouvrage est dédié à Bhairava, forme terrible du dieu hindou Śiva, tel qu’il apparaît dans la sculpture de l’Inde du Sud des VIIIe-XIIIe siècles. Cette figure complexe et omniprésente, à la fois « criminelle » et salvatrice, se vit accorder une importance exceptionnelle dans la religion et dans la sculpture de l’Inde médiévale. Ce livre met en évidence sa popularité en Inde méridionale, jusque-là sous-estimée. Son iconographie extraordinairement riche et variée est traitée à la lumière des sources mythologiques (les Purāṇas) et normatives (śilpaśāstra, āgama/tantra, recueils de dhyānaśloka, etc.). Au fil des pages, l’auteur cherche à dévoiler ce que le dieu pouvait incarner aux yeux de ceux qui ont fabriqué, contemplé et vénéré ses représentations sculptées.
[AN/AR]

LAFONT, Jean-Marie Les Français & Delhi, Agra, Aligarh et Sardhana, Indian Research Press, New Delhi, 2010, 178 p., 213 illustrations en couleur

MARIMOUTOU-OBERLÉ, Michèle and Raymond BARTHES, Gateway to a New World: The Lazaret at La Grande Chaloupe, Pondicherry: Institut français de Pondichéry, 2010, 202 pp.

This publication is the fruit of extensive academic groundwork carried out by Michèle Marimoutou Oberlé, a doctoral student in contemporary history, who places the creation of the Lazaret on Reunion Island in its historical context. She evokes its links with the arrival of indentured labourers, mainly from India, and also examines the development of the public health control measures taken by the colonial administration in an effort to prevent the outbreak of diseases such as smallpox, cholera or plague. Formerly both a place of isolation and treatment, the Lazaret at La Grande Chaloupe is today an architectural and cultural heritage site emblematic of the story of how the island came to be peopled.
[AN/AR]

Fruit d’une recherche considérable et patiente, faite par Michèle Marimoutou Oberlé, étudiante doctorale en histoire contemporaine, cette étude présente la mise en contexte historique de la construction du lazaret à la Grande Chaloupe. Elle précise les liens qui existent entre cette institution et l’arrivée des engagés à la Réunion dont la plupart étaient originaires de l’Inde. Elle passe également sous la loupe les mesures et contrôles de santé publique effectués par l’administration coloniale pour empêcher le sévissement de maladies, telles que la variole, le choléra ou la peste. A l’époque le lazaret était un lieu de quarantaine et de prise en charge médicale, aujourd’hui c’est un site du patrimoine architectural et culturel et un haut lieu dans l’histoire du peuplement de la Réunion.
[IM/AR]

2011
BOIVIN, Michel, Histoire de l’Inde, Paris: Presses universitaires de France, 2011, 128 pp.

BOMAN, Patrick, Retour en Inde, Paris: Arléa, 2011, 164 pp.

DELOCHE, Jean, A Study in Nayaka-Period Social Life: Tiruppudaimarudur Paintings and Carvings, Pondicherry: Institut français de Pondichéry and École Française d’Extrême-Orient, 2011, 343 pp.

NICOLAS, Brigitte (ed), Mémoires d’éléphant, exposition, musée de la Compagnie des Indes, citadelle de Port-Louis, juin – décembre 2011; catalogue d’exposition, Lorient: Ville de Lorient, 2011, 50 pp.

2012
CLÉMENT, Catherine, La Reine des cipayes, Paris: Seuil, 2012, 381 pp.

LAFONT, Jean-Marie, Les Français au service du Maharaja Ranjit Singh, catalogue de l’exposition sur le Général Allard et le Maharaja Rajit Singh, Saint-Tropez: [n.pub], 2012, 64 pp.

SWEETMAN, Will and R. ILAKKUVAN, Bibliotheca Malabarica: Bartholomäus Ziegenbalg’s Tamil Library, Pondicherry: Institut français de Pondichéry and École Française d’Extrême-Orient, 2012, 153 pp.

The Bibliotheca Malabarica is an annotated catalogue of Tamil manuscripts collected by the missionary Bartholomäus Ziegenbalg during his first two years in India (1706–1708). The third section of this catalogue, consisting of 119 entries covering works of Hindu and Jaina provenance, provides a fascinating insight into Tamil literary works in wide circulation on the eve of colonialism. The introduction assesses the character of Ziegenbalg’s library in the context of the sources from which he obtained manuscripts. Annotations by translator Will Sweetman identify the works and comment on Ziegenbalg’s view of them, including for the first time the Tirikāla cakkaram which was formative for Ziegenbalg’s view of Hinduism.
[AN/ARM]

La Bibliotheca Malabarica est un catalogue annoté de la bibliothèque de manuscrits tamouls collectés par le missionaire Bartholomäus Ziegenbalg pendant ses deux premières années en Inde (1706–1708). La troisième section, qui comprend 119 entrées incluant des ouvrages d’obédience hindoue et jaïne, offre un aperçu fascinant des ouvrages de la littérature tamoule en circulation à la veille du colonialisme. L’introduction évalue le caractère de la bibliothèque de Ziegenbalg dans le contexte des sources desquelles il a obtenu ses manuscrits. Des notes par le traducteur Will Sweetman identifient les ouvrages de la collection et commentent le point de vue de Ziegenbalg sur ceux-ci, y compris le Tirikāla cakkaram, texte qui contribua fortement à la formation du point de vue de Ziegenbalg sur l’hindouisme.
[AN/ARM]

2013
BON, Bérénice and Hortense ROUANET, Frontières en Asie du sud: territoires, identités, mobilisations, Compte rendu des 15ème ateliers Jeunes Chercheurs de l’AJEI, Association Jeunes Etudes Indiennes, 2013, 28 pp
AJEI

BUSQUET Gérard, A l’écoute de l’Inde: des mangroves du Bengale aux oasis du Karakoram, Paris: Transboréal, 2013, 371 pp.

DELOCHE, Jean, Ancient Fortifications of the Tamil Country as Recorded in Eighteenth-Century French Plans, Pondicherry: Institut français de Pondichéry- École Française d’Extrême-Orient, 2013, 294 pp.

Today, very few Indians know that, in the eighteenth century, the southern part of the peninsula was richly studded with fortifications, great and small, as most of them were dismantled by the British at the beginning of the nineteenth century. These strongholds, some of which had considerable administrative or political importance, were once crowded with large bodies of troops and resounded to the blaring noise of the guns; now they are completely abandoned and silent. In addition to this, temples, edifices dedicated to the service of gods, were also used as forts, though no vestiges of military structures are found around their enclosures today. Fortunately, eighteenth-century French engineers have drawn the plans of several of these defence works. These magnificent watercolour plans preserved in the French Archives are presented here: they illustrate, in an extraordinarily precise and explicit manner, the technological level of the South Indian fortifications and enable us to comprehend the role they played in the life of the Tamil Country.

[AN/AR]

Aujourd’hui, peu d’Indiens savent qu’au XVIIIe siècle le Sud de la péninsule était émaillé de forteresses, petites et grandes, car elles ont presque toutes été démantelées par les Anglais au début du XIXe siècle. Ces centres fortifiés qui, pour la plupart, avaient une importance administrative et politique considérable, étaient alors peuplés d’énormes corps de troupes dont la vie était rythmée par le bruit des canons : ils sont maintenant complètement abandonnés et silencieux. Les grands temples du Sud, pourtant dédiés au culte divin, étaient aussi utilisés comme fortifications : il ne reste rien des constructions militaires ajoutées à leurs enceintes. Heureusement, les ingénieurs géographes français de la seconde moitié du XVIIIe siècle ont relevé les plans d’un grand nombre de ces ouvrages défensifs. Ces magnifiques plans à l’aquarelle conservés dans les archives françaises sont présentés ici : ils montrent d’une manière précise le niveau technique des fortifications de l’Inde du Sud et nous permettent de comprendre le rôle qu’elles ont joué dans la vie du pays tamoul.

[AN/AR]

DELOCHE, Jean, Old Mahé (1721-1817) according to Eighteenth-Century French Plans, Pondicherry, 2013, 66 pp.

Few people know the tragic fate of Old Mahé which was systematically destroyed three times by the British. Though nothing remains of the ancient settlement, it should be known that, until the middle of the 18th century, it was an urban centre of considerable importance, a Franco-Indian creation which should not be forgotten. Fortunately, this heritage is preserved in the magnificent eighteenth-century plans kept in the French Archives which bring back to life the old town and give priceless details on its ancient structures. This book is therefore an introduction to the history of Mahé and an inventory of its lost monuments.

[AN/AR]

Peu de gens connaissent le destin tragique de Mahé de Malabar qui fut systématiquement détruit trois fois par les Anglais. Bien qu’il ne reste pratiquement rien de l’ancien établissement, il faut que l’on sache que, jusqu’au milieu du XVIIIe siècle, ce fut un centre urbain d’une importance considérable, une création franco-indienne qui ne devrait pas être oubliée. Heureusement, ce patrimoine est préservé dans les magnifiques plans déposés dans les archives françaises qui font revivre la vieille ville et apportent des renseignements sur ses structures anciennes qui sont d’une valeur inestimable. Ce livre est donc une introduction à l’histoire de Mahé et un inventaire de ses monuments disparus.

[AN/AR]

ELIADE Mircea [trans from Romanian by Alain Paruit],  Journal Himalayen Et autres voyages, Paris: De L’Herne, 2013, 217 pp.

ESTIENNE, René (ed), Les Compagnies des Indes, Paris : Gallimard, 2013, 279 pp.

HANQUART-TURNER, Evelyne and Ludmila VOLNÁ, eds. Education et Sécularisme: Perspectives africaines et asiatiques, Paris: l’Harmattan, 2013, 244 pp.

LAFONT, Jean-Marie, Piveron de Morlat. Mémoire sur l’Inde (1786). Les opérations diplomatiques et militaires françaises aux Indes pendant la guerre d’Indépendance américaine. Paris: Riveneuve, 2013, 478 pp.

NICOLAS, Brigitte and Pierre COMBES, Musée de la Compagnie des Indes, un cheminement à travers l’histoire et les collections. Livret de présentation du musée et de ses collections, Brest: Ville de Lorient, 2013, 64 pp.

PERRIER, Jean-Claude, Dans les comptoirs de l’Inde: Mahé, Pondichéry, Karikal, Yanaon, Chandernagor: carnets de voyage, Monaco: Imperiali Tartaro, 2013, 112 pp.

2014বেংগগালী/(தமிழ்
BERNARDIN DE SAINT-PIERRE, Henri, La Chaumière indienne, in Œuvres complètes, vol 1, ed Chantale Meure, Jean-Michel Racault, Guilhem Armand and Colas Duflo, Paris: Classiques Garnier, 2014 [1791], 1051 pp.

BERNARDIN DE SAINT-PIERRE, Henri, Le Café de Surate, in Œuvres complètes, vol 1, ed Chantale Meure, Jean-Michel Racault, Guilhem Armand and Colas Duflo, Paris: Classiques Garnier, 2014 [1792], 1051 pp.

BERNARDIN DE SAINT-PIERRE, Henri, Histoire de l’Indien, in Œuvres complètes, vol 1, ed Chantale Meure, Jean-Michel Racault, Guilhem Armand and Colas Duflo, Paris: Classiques Garnier, 2014, 1051 pp.

DELOCHE, Jean, Contribution to the History of the Wheeled Vehicle in India, Pondicherry: Institut français de Pondichéry- École Française d’Extrême-Orient, 2014, 145 pp.

GROS, François, Vâdivâçal: des taureaux et des hommes en pays tamoul, Pondicherry: Institut français de Pondichéry, 2014, 113pp.

C.S. Chellappa, a pioneer of contemporary Tamil literature, offers it a foundational work in his masterpiece Vâdivâçal. It introduces for the first time both a subject the jallikkattu, a game of bull taming traditional for centuries but now almost extinct, and a new language, colourful, dense, precise, loaded with a local dialect and vibrant with the inner dynamics of the village life. The zooming alternates between the show of the popular festival and the challenge between an extraordinary bull and the lives and honour of two generations, father and son, of bull tamers. The empathy of the author creates more emotion around the flight: “Once you have read those pages you won’t forget the bull, the man and the Vâdivâçal. I am aware that I am introducing you into a new world.” (C.S. Chellappa, preface).

[AN/AR]

Pionnier de la littérature tamoule contemporaine, C. S. Chellappa lui donne avec son chef-d’œuvre, Vâdivâçal, un texte fondateur de la fiction moderne. La langue, colorée, dense, précise, est nouvelle, chargée des saveurs dialectales, vibrante de la vie intime des villageois. Le sujet est plus neuf encore : décrit minutieusement, le jallikkattu, jeu taurin millénaire en train de disparaître, est le cadre d’un conflit dramatique entre un taureau exceptionnel et la vie et l’honneur de deux générations, père et fils, de tombeurs de taureaux. La vision zoome, alterne et halète entre la foule festive et complice et le drame du duel entre l’homme et l’animal, l’empathie de l’auteur allant à tous, pour plus d’émotion et de vérité. « Quand vous aurez lu ces pages, vous garderez le souvenir du taureau, de l’homme et du vâdivâçal. J’ai conscience de vous introduire dans un monde nouveau.» (C.S. Chellappa, préface).

[AN/AR]

NICOLAS, Brigitte, Au bonheur des Indes orientales, Quimper: Palantines, 2014, 192 pp.

SALTYKOV, Alekseï, Voyages en Inde: Un voyageur russe découvre l’Inde des Maharadjas: 1841-1843 et 1844-1846,  Besançon: La Lanterne Magique, 2014, 336 pp.

2015

CARRIN BOUEZ, Marine, Le Parler des dieux. Le discours rituel santal entre l’oral et l’écrit (Inde), Nanterre: Société d’ethnologies, 2015, 360 pp.

CHONÉ, Aurélie, Destination Inde: pour une géocritique des récits de voyageurs germanophones (1880-1930), Paris: Honoré Champion, 2015, 535 pp.

MENARD-JACOB, Marie, La Première Compagnie des Indes françaises, apprentissages, échecs et héritage, Rennes: Presses universitaires de Rennes, 2015, 316 pp.

PERRIER, Jean-Claude, Pierre Loti, Voyages en Inde de Loti, Paris: Arthaud, 2015, 408 pp.

2016
CAIOZZO, Anna (ed.), Mythes, rites et émotions: les funérailles le long de la route de la soie, Paris: Slatkine, 2016, 552 pp.

VAGHI, Massimiliano, La France et l’Inde: Commerces et politique impériale au XVIIIème siècle, Paris: Mimésis, 2016, 238 pp.

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