1960 – 1970

1960
DANIÉLOU, Alain, Mythes et dieux de l’Inde. Le Polythéisme hindou, Paris: Buchet-Chastel, 1960, 599 pp.

DESSIGANE, R., P.Z. PATTABIRAMIN, and Jean FILLIOZAT, La Légende des jeux de Çiva à Madurai, d’après les textes et les peintures, Pondicherry: Institut français de Pondichéry, 1960, 130 pp.

Madurai, capital of the kingdom of Pāṇḍya, with its famous Mīnākṣi temple, is considered as a vibrant centre of religion and a backdrop for the national legends of Tamil Nadu. A group of legendary deeds of Śiva, his ‘games’, have Madurai as their stage and constitute a marvelous story. The large temple describes this entire story to us in the form of a long series of modern mural paintings (19th century), while three literary works (two texts in Tamil entitled Tiruviḷaiyāṭar̠purāṇam, dating back to the 12th and the 16th centuries C.E. and a Sanskrit text Hālasyamāhātmya) recount the story in detail. The present publication contains a photographic reproduction of the mural paintings and a summary of the texts in French.
[AN/ARM]

Madurai, capitale du royaume Pāṇḍya, et son grand temple, communément appelé temple de Mīnākṣi, constituent un centre de religion vivante et de légendes nationales du pays tamoul. Toute une geste des exploits de Śiva, ses « jeux », a pour théâtre Madurai et en constitue une histoire merveilleuse. Le grand temple nous la présente entière dans une longue suite de peintures murales modernes (XIXe siècle) et trois ouvrages (deux textes en tamoul intitulés Tiruviḷaiyāṭar̠purāṇam, datant du XIIe et du XVIe siècle, et un Hālasyamāhātmya sanskrit) nous la content en détail. On trouvera dans la présente publication une reproduction photographique des premières et un résumé en français des seconds.
[AN/ARM]

DIÉLETTE, pseud. (GIRAULT, Yvonne, and Yvette JEANDET), Claire au Tibet, Paris: Desclée de Brouwer, 1960, 154 pp.

DUPUIS, Jacques, Madras et le Nord du Coromandel, étude des conditions de la vie indienne dans un cadre géographique, Paris: Maisonneuve, 1960, 589 pp.

GAEBELÉ, Yvonne, Histoire de Pondichéry, de l’an 1000 à nos jours, Pondicherry: Imprimerie du Gouvernement, 1960, 153 pp.

GOLISH, Vitold de, Konarak: le temple d’amour de la Pagode noire, Paris: Cercle du livre précieux, 1960, 33 pp.

LAGESSE, Marcelle, Le Vingt floréal au matin, Paris: Julliard, 1960, 233 pp.

SATPREM, pseud. (ENGINGER, Bernard), L’Orpailleur, Paris: Seuil, 1960, 240 pp.

1961
[no author], L’Inde en marche. Onzième anniversaire de la République indienne, Paris: Imprimerie du Compagnonnage, 1961, 136 pp.

AUBOYER, Jeannine, La Vie quotidienne dans l’Inde ancienne, d’environ le IIe siècle avant J.-C. au VIIe siècle, Paris: Hachette, 1961, 400 pp.

BORDET, Abbé Pierre, Recherches géologiques dans l’Himalaya du Népal, région du Makalu, Paris: Éditions du Centre national de la recherche scientifique, 1961, 275 pp.

CANETTI, Claudine, L’Inde buissonnière, Paris: Albin Michel, 1961, 285 pp.

GUPTA, Raj Kumar, Le Jardin botanique de Pondichéry, Pondicherry: Imprimerie de la Mission, 1961, 133 pp.

OLIVIER, Georges, and Jean FILLIOZAT, Anthropologie des Tamouls du sud de l’Inde, précédé de Les Divisions sociales de l’Inde, Paris: École française d’Extrême-Orient, 1961, 368 pp.

TERRAY, Lionel, Les Conquérants de l’inutile, des Alpes à l’Anapurna, Paris: Gallimard, 1961, 576 pp.

1962
BETTELHEIM, Charles, L’Inde indépendante, Paris: Armand Colin, 1962, 526 pp.

This is a comprehensive, in-depth study of the Indian economy and society in the early years of independence, set within a Marxist framework of analysis by the French economist, Charles Bettelheim, who went on to work on Cuba and China. Its second part deals with issues of planning and development and the obstacles to social and economic change, concluding that the deepening socio-economic contradictions within this disparate country would lead to an intensification of sociopolitical struggles. Hugely influential in its day, the book was seen as an important contribution to the debates surrounding the direction in which India was to develop. However, although Bettelheim’s advice had been sought during Nehru’s time in office, he fell out of favour with the Indian authorities, leading to the banning of L’Inde indépendante in India in 1976.

Il s’agit d’une étude approfondie et exhaustive de l’économie et de la société indiennes de l’époque qui a suivi l’indépendance. C’est une méthodologie inspirée du marxisme qui encadre ce travail écrit par l’économiste français Charles Bettelheim, qui a enchaîné avec des travaux sur le Cuba et sur la Chine. La seconde partie traitent des questions de la planification et du développement et des obstacles ils doivent surmonter pour atteindre le développement social et économique. Sa conclusion constate que les contradictions socio-économiques dans ce pays hétérogène mèneraient à l’intensification des luttes dans le domaine socio-politique. D’une importance majeure, lors de sa publication, on a considéré que le livre a fait des contributions importantes aux débats autour de la voie que devait emprunter l’Inde pour achever son développement. Cependant, bien qu’on ait sollicité les conseils de Bettelheim lors du mandat de Nehru, il n’était plus dans les bonnes grâces des autorités indiennes, ce qui a mené à l’interdiction de vente de L’Inde indépendante en 1976.
[MM]

BEURDELEY, Michel, Porcelaine de la Compagnie des Indes, Fribourg: Office du Livre, 1962, 226 pp.

DANIÉLOU, Alain, Le Bétail des dieux, Paris: Buchet-Chastel, 1962, 127 pp.

DANIÉLOU, Alain, L’Érotisme divinisé, Paris: Buchet-Chastel, 1962, 117 pp.

ELIADE, Mircea, Pataňjali et le Yoga, Paris: Seuil, 1962, 192 pp.

GAEBELÉ, Yvonne, Le Tourisme à Pondichéry en 1962, Pondicherry: Imprimerie de Sri Aurobindo Ashram, 1962, 44 pp.

GOLISH, Vitold de, L’Inde aux mille visages, Vevey: Nestlé, 1962, 133 pp.

GOLISH, Vitold de, Mésaventures de radjah, Brussels: Van Muysewinkel, 1962, 182 pp.

HERGÉ, pseud. (REMI, Georges Prosper), Les Aventures de Tintin. Tintin au Tibet, Tournai: Casterman, 1962, 62 pp.

LABIE, Dominique, Le Pays tamoul attend la mousson, Paris: Julliard, 1962, 243 pp.

OLIVIER-LACAMP, Max, Impasse indienne, Paris: Flammarion, 1962, 253 pp.

PETITBON, René, L’Influence de la pensée religieuse indienne dans le romantisme et le Parnasse: suivi de Les Sources orientales de Jean Lahor, Paris: Nizet, 1962, 323 pp.

VERNES, Henri, Les Aventures de Bob Morane, Verviers: Gérard, 1962, 48 pp.

1963
DANIÉLOU, Alain, Les Quatre sens de la vie et la structure sociale de l’Inde traditionnelle, Paris: Perrin, 1963, 253 pp.

DUPUIS, Jacques, Histoire de l’Inde et de la civilisation indienne, Paris: Payot, 1963, 397 pp.

GOLISH, Vitold de, Splendeur et crépuscule des maharajahs, Paris: Hachette, 351 pp.

MOREEL, Léon, Dupleix, marquis de fortune et conquérant des Indes, 1697-1763, Rosendaël: Éditions le Port de Dunkerque, 1963, 165 pp.

1964
DESSIGANE, R., P.Z. PATTABIRAMIN, and Jean FILLIOZAT, Les Légendes çivaïtes de Kāñcipuram, Pondicherry: Institut français de Pondichéry, 1964, 152 pp.

Kāñcipuram, in Tamil Nadu, is one of the principal permanent seats of Hinduism where Vaiṣṇavism and Śaivism have co-existed for a very long time. The Kāñcipurāṇam, a text in Tamil from the second half of the 18th century, narrates the various legends connected to the site. It is attributed to the poet Civañan̠acuvāmi and was inspired from a Sanskrit Kāñcimāhātmya said to belong to the Skandapurāṇa. Though pan-Indian in its religious traditions, it is deeply rooted in and adapted to Kāñci and has ensured the transmission and popularity of the Śaiva tradition of Kāñci to the present day. It is summarized here in French and illustrated with photographs taken in the temples of Kāñcipuram and other sites of Tamil Nadu.
[AN/ARM]

Kāñcipuram, au Tamil Nadu, est l’un des principaux lieux saints permanents de l’hindouisme, où Vaiṣṇavism et Śaivism ont de longue date coexisté. Un Kāñcipurāṇam en tamoul, datant de la seconde moitié du XVIIIe siècle, relate de nombreuses légendes attachées au site. Cette oeuvre du poète Civañan̠acuvāmi, inspirée d’un Kāñcimāhātmya sanskrit se réclamant du Skandapurāṇa, a assuré la transmission et la popularité de la tradition Śaiva de Kāñci jusqu’à nos jours. Ce recueil de traditions religieuses pan-indiennes mais profondément intégrées et adaptées à Kāñci est ici résumé en français et illustré de photographies prises dans les temples de Kāñcipuram et d’autres sites du Tamil Nadu.
[AN/ARM]

DURAS, Marguerite, Le Ravissement de Lol V. Stein, Paris: Gallimard, 1964, 224 pp.

MÉGRET, Christian, Les Chimères bleues de Chandernagor, Paris: Laffont, 1964, 248 pp.

SILBURN, Lilian, La Bhakti: étude sur le śivaïsme du Kaśmīr. le “Stavacintāmani” de Bhattanārāyana, translated from Sanskrit, Paris: De Boccard, 1964, 162 pp.

VERNES, Henri, Les Joyaux du maharajah, Verviers: Gérard, 1964, 146 pp.

1965
CABON, Marcel, Namasté, Port Louis: Le Cabestan, 1965, 98 pp.

CAILLAT, Colette, Les Expiations dans le rituel ancien des religieux Jaina, Paris: Boccard, 1965, 239 pp.

COURSON DE LA VILLENEUVE, Guy de, Une mission aux Indes, 1803-1804, suivi de: Le Drame de la Thétis, 1796, Paris: Éditions du Scorpion, 1965, 159 pp.

DURAND-DASTÈS, François, Géographie de l’Inde, Paris: Presses universitaires de France, 1965, 128 pp.

GLACHANT, Roger, Histoire de l’Inde des Français: les pluies et la poussière, Paris: Plon, 1965, 364 pp.

LE SAUX, Henri, Sagesse hindoue, mystique chrétienne: du Védanta à la Trinité, Paris: Centurion, 1965, 303 pp.

MALRAUX, André, Le Musée imaginaire, Paris: Gallimard, 1965 [1947], (revised edition), 252 pp.

1966
CABON, Marcel, Le Rendez-vous de Lucknow, Port Louis: Mauritius Printing Company, 1966, 59 pp.

CHESNEAUX, Jean, L’Asie orientale aux XIXe et XXe siècles. Chine, Japon, Inde, Sud-Est asiatique, Paris: Presses universitaires de France, 1966, 372 pp.

DURAS, Marguerite, Le Vice-consul, Paris: Gallimard, 1966, 215 pp.

GOLISH, Vitold de, Trésors de l’Inde, Paris: Hachette, 1966, 324 pp.

PICARD, René, Jean-Pierre KERNEIS, and Yves BRUNEAU, Les Compagnies des Indes, route de la porcelaine…, Grenoble: Arthaud, 1966, 388 pp.

TOURNAIRE, Hélène, Poivre rouge, Paris: Solar, 1966, 319 pp.

1967
[no author], Index des mots de la littérature tamoule ancienne (3 volumes), Pondicherry: Institut français de Pondichéry, 1967-1970, 1491 pp.

The three volumes are an alphabetical index of all words found in ancient Tamil literature in all their occurrences and with references to all the passages in which they occur. It is based on a long study which resulted in the creation of more than 300,000 cards that listed the words, their references and the significance accorded them by the commentators or that could be inferred from the context. The present publication does not include semantic determinations, which would require verification of all usages; it is aimed to serve as a tool of reference, providing linguists with all ancient available materials.
[AN/ARM]

Cet ouvrage de trois volumes est l’index alphabétique de tous les mots de la littérature tamoule ancienne dans toutes leurs occurrences, avec les références à tous les passages où ils se rencontrent. Il repose sur un travail de dépouillement grâce auquel plus de 300,000 fiches, répertoriant les mots, leurs références et la signification qui leur est donnée par les commentateurs ou qui peut s’inférer du contexte, ont été constituées. Cette publication n’intègre pas ces déterminations sémantiques qui exigent la vérification de tous les emplois ; elle vise à fournir un instrument de travail aux linguistes en mettant à leur disposition tout le matériel ancien existant.
[AN/ARM]

AXEL, Brigitte, Le Voyage ambigu, Paris: Flammarion, 1967, 221 pp.

DANIÉLOU, Alain, and Kapila VATSYAYAN, Kathâkali: le théâtre dansé de l’Inde, Berlin: Institut international d’études comparatives de la musique, 1967, 48 pp.

DEKOBRA, Maurice, pseud. (TESSIER, Maurice), and Anne-MARIEL, pseud. (Anne-Marie GOUD), Anicia, le tigre royal, Paris: Presses de la Cité, 1967, 317 pp.

DESSIGANE, R. and P.Z. PATTABIRAMIN, La Légende de Skanda selon le Kandapurāṇam tamoul et l’iconographie, Pondicherry: Institut français de Pondichéry, 1967, 288 pp.

This volume describes a version of the legend of Skanda that is very popular in the south of India and that has provided themes for iconography and theatrical representations during religious ceremonies associated with the deity. The Kandapurāṇam is a Tamil text whose author, Kacciyappacivācāriyasvāmi, belonged to Kāñcipuram in Tamil Nadu. It may date back to the 12th century A.D. Kacciyappa is believed to have based his sources on a Sanskrit text, the Śaṅkarasaṃhitā. The Kandapurāṇam, which differs completely from the known text normally referred to as the Skandapurāṇa, represents one of the most important southern collections of legends on Skanda. It is summed up here in French and illustrated with photographs from South Indian temples.
[AN/ARM]

Ce volume présente une version de la geste divine de Skanda très populaire en Inde du Sud, fournissant des thèmes à l’iconographie et, lors de la fête du dieu, à des représentations théâtrales. Le Kandapurāṇam est un texte tamoul dont l’auteur, Kacciyappacivācāriyasvāmi, était originaire de Kāñcipuram au Tamil Nadu ; il pourrait dater du XIIe siècle. Kacciyappa passe pour avoir fondé son ouvrage sur un texte sanskrit, la Śaṅkarasaṃhitā. Le Kandapurāṇam, qui diffère complètement du texte connu et habituellement désigné sous le nom de Skandapurāṇa, est l’un des recueils fondamentaux des légendes méridionales sur Skanda. Il est ici résumé en français et illustré de photographies prises dans les temples du Sud.
[AN/ARM]

FILLIOZAT, Jean, Un Catéchisme tamoul du XVIe siècle en lettres latines, Pondicherry: Institut français de Pondichéry, 1967, 64 pp.

This publication presents the first known printed text in Tamil, a Cartilha, syllabary and catechism. The catechism and collection of prayers was translated from Portuguese and Latin by three Indians. The Tamil text was provided in Roman letters and a prologue gave information on the transcription and pronunciation. The printing of the text was completed in Lisbon in February 1554. The Cartilha em Tamoul is also of interest because it represents the first translation of European texts into Tamil and gives us an insight into the usage of the Tamil language and its pronunciation in the 16th cent. A.D. It is accompanied here by a phonetic transcription in Tamil characters and a translation and introduction in French.
[AN/ARM]

Cet ouvrage présente le premier texte connu qui ait été imprimé en tamoul, une Cartilha, syllabaire et catéchisme. Le catéchisme et recueil de prières a été traduit du portugais et du latin par trois Indiens ; le texte tamoul y est donné en caractères latins et un prologue fournit des indications sur la transcription et la prononciation. Son impression a été achevée à Lisbonne en février 1554. Le texte de cette Cartilha em tamul présente également l’intérêt de constituer un exemple à la fois d’une première traduction de textes européens en tamoul, du langage employé au XVIe siècle et de la prononciation tamoule d’alors. Il est ici accompagné d’une transcription phonétique en caractères tamouls et d’une traduction en français.
[AN/ARM]

GIRAUD, Janine, L’Apprenti yogi, Paris: Éditions du Scorpion, 1967, 159 pp.

GOLISH, Vitold de, 15 ans d’aventures aux Indes, Paris: Flammarion, 1967, 253 pp.

LUPSA, M. (ed), Chants à Kali de Ramprasad, Pondicherry: Institut français de Pondichéry, 1967, 173 pp.
Institut français de Pondichéry

MALRAUX, André, Antimémoires, Paris: Gallimard, 1967, 605 pp.

Eschewing the traditional form of autobiographical memoirs, Malraux focuses on various stages in his life, as writer, statesman, man of action, linking them in some cases with previous published novels or essays, to meditate on some of the key questions of life and the human condition. Reflecting his lifelong fascination with India, there are references to India throughout the book. The most relevant section is entitled ‘La Tentation de l’Occident’, harking back to the essay he published in 1926, in response to Oswald Spengler’s Decline of the West. Not only does he relate his encounters with leading Indian political figures, such as Nehru, he meditates on the differences between East and West, the profound changes that have taken place in Asia and the great spiritual questions posed by his encounters with Indian religion, philosophy and art.

Rejétant la forme traditionelle utilisée par les mémoires autobiographiques, Malraux met l’accent sur les étapes diverses de sa vie en tant qu’écrivain, homme d’état et homme d’action. A quelques reprises il fait un lien entre ces étapes et des romans ou essais publiés auparavant afin de faciliter la réflexion à propos des questions clé de la vie et de la condition humaine. Il y a des références à l’Inde tout au cours du livre qui montrent la fascination pour l’Inde qui a duré toute sa vie. Le chapitre le plus important s’intitule ‘La Tentation de l’Occident’, ce titre fait référence à un essai de Malraux paru en 1926 et publié comme réponse au Déclin de l’Occident d’Oswald Spengler. Non seulement raconte-il ses rencontres avec les dirigéants politiques en Inde, tels que Nehru, mais il réfléchit à propos des différences entre l’orient et l’occident, au sujet des changements profonds qui se sont produits en Asie ainsi qu’aux grandes questions spirituelles posées par ses rencontres avec la religion, la philosophie et l’art indien.
[MM]

1968
DELOCHE, Jean, Recherches sur les routes de l’Inde au temps des Mogols. Étude critique des sources, Paris: École Française d’Extrême-Orient, 1968, 141 pp.

GROS, François, Le Paripāṭal: Texte tamoul, Pondicherry: Institut français de Pondichéry, 1968, 322 pp.

Within a secular corpus, the Paripāṭal, composed around Madurai city and its river, Vaigai, contains unique devotional songs to Māl (Viṣṇu) and Cevvēl (Murukan̠), the first to be written in classical Tamil and conform to the Hindu lore. The date is controversial, but the horoscope which opens poem XI is discussed in the introduction with the help of Roger Billard, historian of Indian astronomy. It may well be a sheet anchor for the whole corpus of Sangam literature, as astronomical data correspond almost certainly to 17th July 634! Musical data were interpreted according to P. Sundarecan’s reading of ancient Tamil music. This first complete translation in a western idiom received the Saintour Prize in 1969.
[AN/ARM]

Au sein d’un corpus séculaire, le Paripāṭal, centré sur la ville de Madurai, ses environs et sa rivière, la Vaigai, contient des chants dévotionnels uniques à Māl (Viṣṇu) et Cevvēl (Murukan̠), les premiers à être écrits en tamoul classique et conformes à la tradition hindoue. La datation est sujette à controverses, mais l’horoscope qui ouvre le poème XI pourrait bien être un point d’ancrage chronologique pour l’intégralité du corpus de la littérature du Sangam, puisque les informations astronomiques correspondent très probablement au 17 juillet 634 ! Les données musicales furent traduites en suivant l’interprétation de la musique tamoule ancienne de P. Sundarecan. Cette première traduction dans une langue occidentale reçut en 1969 le prix Saintour.
[AN/ARM]

LA HARPE, Jean François de, Les Brames [1783], in TODD, F. C. (ed.) ‘Two lost plays by La Harpe: Gustave Wasa and Les Brames’, in Studies on Voltaire and the Eighteenth Century, 62 (1968), pp. 151-272

A drama in which a Brahmin elder discovers that his adopted son, Akébare, is in fact the son of Timurkan, a Muslim who is about to conquer the land. The Brahmin shows him all the funeral pyres that the Brahmins are prepared to throw themselves upon rather than submit to oppression. The son remains true to his adopted faith and fights the father, who wins but is overcome by mercy, freeing his son and allowing him to marry, Indamène, the Brahmin’s daughter. This play contains a debate about the supposed differences between religions as perceived by the French. On page 989 Timurkan brazenly states that ‘the Indian man knows how to die, but not how to fight’. Here the Muslims are represented in a simplistic manner as Tatars, a warlike and proselytizing people and the Brahmins are supposed to be fanatical and cruel.
[CF-D/IM]

Pièce de théâtre dans laquelle l’aîné Brahmane (Obarez) découvre que son fils adoptif Akébare est en fait le fils de Timur-Kan, un musulman qui s’apprête à conquérir le pays (alors que’Akébar est sur le point d’épouser Indamène, la fille d Brahmane). Le chef spirituel montre à son fils les bûchers funéraires dans lesquels les Brahmanes sont prêts à s’immoler plutôt que de se soumettre à l’oppression. Le fils reste fidèle à la foi qu’il a adoptée et combat son père naturel, qui l’emporte, mais cède à la compassion, libérant son fils et lui accordant la permission d’épouser, Indamène, la fille du Brahmane. Cette pièce de théâtre contient des débats sur les differences supposées entre les religions, vues par les Français. A la page 686, Timur Kan pronounce qu’ «l’Indien sait mourir, il ne sait pas combattre » Ici les Musulmans sont désignés d’une manière simpliste comme «Tartares», peuple guerrier et proselyte et les Brahmanes sont censés être fanatiques et cruels.
[CF-D/IM]

LARNEUIL, Michel, La Petite Marche du Télengana, Paris: Albin Michel, 1968, 191 pp.

1969
BARJAVEL, René, Les Chemins de Katmandou, Paris: Presses de la Cité, 1969, 381 pp.

CASAL, Jean-Marie, De la Mésopotamie à l’Inde, la Civilisation de l’Indus et ses énigmes, Paris: Fayard, 1969, 226 pp.

DAVID-NÉEL, Alexandra, L’Inde où j’ai vécu, Paris: Plon, 1969, 384 pp.


Annotator:
[MM] Margaret Majumdar, University of Portsmouth, UK

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