1850 – 1860

1850
[Multiple Authors], Bulletin des actes administratifs des Établissements français dans l’Inde, volume 23, issues 63 to 74, 1850.
British Library

DUBOIS DE JANCIGNY, Adolphe-Philibert, L’Univers: histoire et description de tous les peuples, Japon, Indo-Chine, Empire birman (ou Ava), Siam, Annam (ou Cochinchine), Péninsule malaise, etc., Ceylan, Paris: Firmin-Didot, 1850, 666 pp.
NUMM- 30783 | Gallica

MÉRY, Joseph, and Gérard de NERVAL (eds), Le Chariot d’enfant: drame en vers, en 5 actes et 7 tableaux, traduction du drame indien du Roi Soudraka, translated from Sanskrit, Paris: Giraud and Dagneau, 1850, 171 pp.
NUMM- 74550 | Gallica

Although presented as a ‘translation’, Le Chariot d’enfant, which was staged for the first time on 13 May 1850, is actually a very free adaptation of Mrcchakatikâ / The Little Clay Cart by the Sanskrit playwright Shudraka. The text is tranposed from Alexandre Langlois’s translation of Horace H. Wilson’s Selection of the Theatre of the Hindus (1828). The play which is in alexandrines and five acts long conforms to the aesthetic conventions of French classicism. This reflects the complexity of Nerval’s creative processes as much as tensions in romantic drama, but it is also inscribed into the political change in the Second Republic, since Joseph Méry, the prolific liberal man of letters, and Gérard de Nerval, made the virtuous main character Charudatta a devoted servant to his nation, thus reinventing India as a latter-day version of ancient Rome.

Présenté comme une «traduction», Le Chariot d’enfant, porté à la scène le 13 mai 1850, est en réalité une adaptation très libre du Petit Chariot de terre cuite / Mrcchakatikâ du dramaturge sanskrit Shûdraka, transposé d’après la traduction par Alexandre Langlois des Select Specimens of the Theatre of the Hindus d’Horace H. Wilson (1828). La pièce, en cinq actes et en alexandrins, conformément aux canons de l’esthétique classique française, reflète la complexité de la création nervalienne autant que les tensions du romantisme théâtral, mais elle s’inscrit aussi dans l’évolution politique de la Deuxième République, puisque Joseph Méry, littérateur prolifique et libéral, et Gérard de Nerval ont fait du vertueux protagoniste, Tcharoudata, un serviteur dévoué corps et âme à sa nation, l’Inde, réinventée en nouvelle Rome.
[CLB]

D’URBAN, Édouard, De la colonisation, Paris: Allouard et Kaeppelin, 1850, 115 pp.
NUMM- 5838847 | Gallica

1851
[Multiple Authors], Bulletin des actes administratifs des Établissements français dans l’Inde, volume 24, issues 75 to 86, 1851.
British Library

GAUTIER, Théophile, Partie carrée, 3 vols, Paris: Souverain, 1851 [1848], 914 pp.
NUMM- 5790021 > Tome 1 | Gallica
NUMM- 5789878 > Tome 2 | Gallica
NUMM- 5790046 > Tome 3 | Gallica

PONNOU, Mémoires adressés par les cultivateurs français de Pondichéry à l’Assemblée nationale législative et à M. le Président de la République française. Réclamations contre la surtaxe imposée sur les terres à Adamanam, dans les Aldées, par décret du Gouverneur des établissements français dans l’Inde, du 4 février 1851, Nantes: Imprimerie de Forest, 1851, 28 pp.
NUMM- 5849171 | Gallica

SAUVEY, G., and L. DUCHESNE, La Fiancée du Bengale, folie de carnaval, à grand spectacle, Paris: Giraud et Dagneau, 1851, 48 pp.

1852
[Multiple Authors], Bulletin des actes administratifs des Établissements français dans l’Inde, volume 25, issues 87 to 98, 1852.
British Library

BURNOUF, Eugène, Le Lotus de la bonne loi, accompagné d’un commentaire et de vingt et un mémoires relatifs au bouddhisme, translated from Sanskrit, Paris: Imprimerie nationale, 1852, 901 pp.
Google Books

D’ENNERY, Adolphe Philippe, and Jules-Henri BRÉSIL, Si j’étais roi, Paris: Lévy, 1852, 83 pp.
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FAUCHE, Hippolyte, Bhartrihari et Tcha-aura ou la pantchaçika du second et les sentences érotiques, morales, ascétiques du premier, expliquées du sanscrit en français, translated from Sanskrit, Paris: Frank, 1852, 215 pp.
Google Books

FONTANIER, Victor, Voyage dans l’archipel Indien, Paris: Ledoyen, 1852, 336 pp.
Google Books

GAUTIER, Théophile, Caprices et zigzags, Paris: Lecou, 1852, 351 pp.
NUMM- 102024 | Gallica

GAUTIER, Théophile, La Peau de tigre, 3 vols, Paris: Souverain, 1852, 938 pp.
NUMM- 5444534 > Tome 1 | Gallica
NUMM- 5444549 > Tome 2 | Gallica
NUMM- 5444553 > Tome 3 | Gallica

PARISOT, Valentin,  Le Râmâyana, translated from Sanskrit, Paris: Hachette, 1852, 332 pp.
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1853
[Multiple Authors], Bulletin des actes administratifs des Établissements français dans l’Inde, volume 26, issues 99 to 110, 1853.
British Library

[no author], Le Roi de Maïssour, Limoges: Barbou, 1853, 36 pp.

LUQUET, J.F.O., Considérations sur les missions catholiques et voyage d’un missionnaire dans l’Inde, Paris: Imprimerie de Moquet, 1853, 657 pp.
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MÉRY, Joseph, La Guerre du Nizam, Paris: Lévy, 1853, 95 pp.
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MÉRY, Joseph, Les Nuits anglaises, Paris: Lévy, 1853, 368 pp.
NUMM- 5695207 | Gallica

PARISOT, Valentin, Le Râmâyana, translated from Sanskrit, Paris: Duprat, 1853, 396 pp.
NUMM- 97721257 | Gallica

Professeur de littérature étrangère, Valentin Parisot (1805-1861) fut le premier à s’engager dans une traduction française intégrale du Râmâyana, sur la recension bengalie éditée par l’abbé italien Gaspar Gorresio. Mais, contrairement à Fauche, il abandonna sa traduction après la publication du premier livre. Dans la préface, avouant d’emblée sa préférence pour l’histoire de Rama parmi les quatre grandes œuvres épiques découvertes dans l’élargissement des « horizons de la littérature » (à savoir les Niebelungen, le Châh-Nâmeh, le Mahâbhârata, le Râmâyana), il donnait un double but à sa traduction : rendre accessible au public français, dans sa langue, une œuvre capitale, mais aussi fournir une traduction démêlant les difficultés du texte pour les apprentis sanskritistes. Dans les deux cas, une extrême fidélité était requise, puisque le public désormais « ne se contente plus des à-peu-près ; il comprend que la Dévadaçi ne danse pas la danse de l’Académie nationale de musique. » (p. XXX) Cependant l’inachèvement d’une traduction proche du mot à mot, en dépit de l’éloignement entre les langues sanskrite et française que souligne le traducteur dans le commentaire détaillé qu’il fait de son travail de traduction, suggère que le public n’était pas si prêt pour la «  vérité vraie » (p. XXX), ou que l’hétérogénéité du public visé, qui conduit le traducteur à ne pas traduire les realia et à proposer un texte semé de pérégrinismes et envahi de notes, n’était guère tenable.

[CLB]

A professor of foreign literature in France, Valentin Parisot (1805-1861) was the first to attempt a complete translation of the Ramayana, from the Bengali version edited by the Italian priest Gaspare Gorresio. However, unlike Fauche, he abandoned his translation after the publication of the first book. In the preface, acknowledging from the outset his preference for the story of Rama amongst the four great epics discovered as part of the broadening of the ‘horizons of literature’ (these were the Nibelungenlied, the Shahnameh, the Mahabharata, and the Ramayana), he set a dual purpose for his translation: first, to make a key work accessible to the French public in its language, and, second, to provide a translation that solved the challenges of the text for learners of Sanskrit. In each case, an extreme faithfulness to the original was required, because readers were from then on ‘no longer satisfied with approximations; they understood that Devadasis do not dance in the same way as the dancers of the Académie nationale de musique.’ (p. XXX) Nevertheless, his failure to complete a near-literal translation (notwithstanding the distance between the French and Sanskrit languages which the translator highlights in his detailed commentary), suggests that the public was not quite ready for the ‘real truth’ (p. XXX), or that the diversity of the readership he targeted, which made Parisot avoid the translation of realia and present a text interspersed with digressions and overrun with notes, was not actually realisable.

[CL]

 

PAVIE, Théodore, Scènes et récits des pays d’Outre-Mer, Paris: Lévy, 1853, 480 pp.
NUMM- 5620049 | Gallica

1854
[Multiple Authors], Bulletin des actes administratifs des Établissements français dans l’Inde, volume 27, issues 111 to 122, 1854.
British Library

BAROUX, L., Mission du Bengale. Lettre du R. P. Baroux, missionnaire apostolique de l’Ordre des Salvatoristes de Notre-Dame de Sainte-Croix. (13 juin 1854), Poitiers: Imprimerie d’Henri Oudin, 1854, 7 pp.

FAUCHE, Hippolyte, Ramayana, translated from Sanskrit, 9 vols, Paris: Franck, 1854-1858, 4,021 pp.
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[1864 edition, volume 1]
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[1864 edition, volume 2]
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[1855 edition, volume 2]
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[1855 edition, volume 4]
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[1856 edition, volume 5]
Google Books
[1856 edition, volume 6]
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[1857 edition, volume 7]
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[1857 edition, volume 8]

Élève de Burnouf, Hippolyte Fauche (1797-1869) est un des traducteurs français du sanskrit les plus actifs au XIXe siècle. Fauche est en particulier le premier à proposer des textes épiques complets : un an après le Râmâyana de Valentin Parisot, resté inachevé, paraît le premier des 9 volumes de sa propre traduction de l’épopée, dont la publication s’étalera jusqu’en 1858. Le texte est précédé d’un préambule où le traducteur insiste sur la dimension religieuse du poème, et assorti de considérations sur la traduction où il défend l’idée d’une langue traductive (p. xxviii). Jugées sévèrement par les spécialistes, les traductions du « vieux régent de rhétorique du collège de Juilly », selon le mot de Philippe-Édouard Foucaux, ont toutefois contribué à diffuser la connaissance de la littérature classique indienne. Ce fut le cas en particulier de la réédition abrégée du Râmâyana (1864), réduisant l’épopée à deux volumes, qu’Alfred-Philibert Soupé dans ses Études sur la littérature sanscrite compare aux abréviations des poèmes médiévaux par le comte de Tressan ou aux Iliade et Odyssée de Lamotte, rappelant que cette « édition pour gens du monde » est celle que cite, en la louant, Michelet dans sa Bible de l’Humanité.
[CLB]

Hippolyte Fauche 1797-1869, a pupil of Burnouf, was one of the most prolific nineteenth-century French translators from Sanskrit. Notably, he was the first person to manage to translate complete epic works. The first of nine volumes of his translation of the Ramayana was published one year after Valentin Parisot’s incomplete translation of the epic. The publication of Fauche’s nine volumes continued until 1858. The text of the epic is preceded by an introduction in which the translator stresses the religious dimensions of the epic poem; the introduction contains diverse comments about the practice of translation in which he defends the notion of language generated by the process of translation (p. xxxviii). Although they have been criticised by specialist Indologists, these translations by the ‘venerable master of rhetoric at the Collège de Juilly’ in the words of Philippe-Édouard Foucaux, nonetheless contributed to the dissemination of Indian classical literature. This was above all the case with the reissuing of the concise edition of the Ramayana published in 1864, which reduced the epic to two volumes. In his Études sur la littérature sanscrite, Alfred-Philibert Soupé compares this work to the abridged editions of medieval poems by the comte de Tressan or to Lamotte’s Illiad and Odyssee; he reminds us that this ‘everyman’ edition is the one that Michelet quoted and praised in his Bible de l’Humanité.
[CLB/IHM]

1855
[Multiple Authors], Bulletin des actes administratifs des Établissements français dans l’Inde, volume 28, issues 123 to 134, 1855.
British Library

LANOYE, Ferdinand Tugnot de, pseud. (D’EYONAL, Fernand), L’Inde contemporaine, Paris: Hachette, 1855, 559 pp.
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[1858 edition]

1856
[Multiple Authors], Bulletin des actes administratifs des Établissements français dans l’Inde, volume 29, issues 135 to 146, 1856.
British Library

FERRIER, Joseph-Pierre, and William JESSE (trans) and Henry Danby SEMOUR (ed), Caravan Journeys and Wanderings in Persia, Afghanistan, Turkistan, and Beloochistan: With Historical Notices of the Countries Lying between Russia and India. By J. P. Ferrier Tr. from the original unpublished manuscript by Capt. William Jesse, London: Murray, 1856, 534 pp.
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LAMARTINE, Alphonse de, Cours familier de littérature, Paris: [n.pub.], 1856, 298 pp.
NUMP- 1888 : 1856 (1) à 1866 (22) | Gallica

The great Lamartinian project of a universal history of literature in the form of informal conversations, opens with India, where literary production is both of primary importance and an example of literature, conceived by him as a development of the ineffable nature of God. After two general conversations, Lamartine devotes conversations three through to six to sacred Indian literature, to epics and to drama with a very lengthy commentary on Shakuntala. Quoting and paraphrasing the translations available to him, Lamartine presents Indian literature as an ideal literature because it carried a moral ideal. This understanding of India as the paradoxical, most perfect form of the ideal of Christian literature is a fairly original private passion among the expressions of Indiamania in the nineteenth century.

Le grand projet lamartinien d’histoire littéraire universelle sous forme d’entretiens familiers s’ouvre par l’Inde, dont la production littéraire est aux yeux du poète à la fois première, et exemplaire d’une littérature conçue par lui comme développement de l’indicible de Dieu. Après deux entretiens généraux, Lamartine consacre les entretiens III à VI à la littérature religieuse de l’Inde, aux épopées, et au théâtre, avec un très long commentaire de Sacountalâ. Citant et paraphrasant les traductions à sa disposition, Lamartine présente la littérature de l’Inde comme une littérature idéale, car porteuse d’un idéal moral. Cette appréhension de l’Inde comme accomplissement paradoxal de l’idéal de littérature chrétien constitue un enthousiasme assez original au sein des indomanies du XIXe siècle.
[CLB]

VINSON, Hyacinthe, Documents inédits relatifs à l’histoire de la rivalité des Français et des Anglais dans l’Inde au XVIIIe siècle, Correspondance de Tipou, Pondicherry: Imprimerie du gouvernement, 1856, 14 pp.

VINSON, Hyacinthe, Discours prononcé par M. le conseiller-auditeur H. Vinson, substituant M. le procureur général L. Ristelhueber à l’audience solennelle de rentrée de la cour impériale de Pondichéry, le 1er mars 1856, Pondicherry: Imprimerie du gouvernement, 1856, 14 pp.

1857
[Multiple Authors], Bulletin des actes administratifs des Établissements français dans l’Inde, volume 30, issues 147 to 158, 1857.
British Library

BILLOT, Frédéric-Florentin, L’Inde, l’Angleterre et la France, Paris: Dentu, 1857, 199 pp.
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This one-off political tract was published as an immediate response to the Indian uprisings (1857−58) and provides a fascinating insight into the imaginative possibilities that Britain’s potential to lose India to its own colonial ‘subjects’ opened up for French writers. This Indian-led ‘révolution’ provides the text with a useful platform from which to speak out against the British and to envisage a world in which Britain’s collapse results in a global federation of colonial powers steered under the guiding light of French republicanism. Its unequivocal clear desire to see France reclaiming its position as a world leader suggests much about the debilitated state of France’s colonial identity at the time and the importance of British rivalry in shaping the French colonial imagination.

Il s’agit ici d’un pamphlet politique publié comme une réponse spontanée à la révolte de 1857. Il donne un aperçu fascinant quant aux scénarios potentiels qui se présentaient aux écrivains de langue française de la perte possible de l’Inde par la Grande-Bretagne en faveur de ses sujets coloniaux. Cette révolution à l’indienne fournit au texte une plate-forme utile de laquelle l’auteur peut avancer une critique des Britanniques et envisager un monde dans lequel l’effondrement de la Grande-Bretagne en tant que pouvoir colonial mène à la création d’une fédération universelle des pouvoirs coloniaux dirigée par la lumière du républicanisme français. Son désir clair et direct de voir la France reconquérir sa position de chef de file sur le plan mondial, est très suggestif en ce qui concerne l’état affaibli de l’identité coloniale française à cette époque ainsi que l’importance de la rivalité entre la France et la Grande-Bretagne en ce qui concerne la forme de l’imaginaire colonial français.
[NF]

GATINE, Adolphe-Ambroise-Alexandre, Exposé des réclamations des Indous de Pondichéry. Libre usage des rues. Fusion des castes, Paris: Cordier, 1857, 32 pp.
NUMM- 5461385 | Gallica [Édition de 1858]

GAUTIER, Théophile, Avatar, Paris: Lévy, 1857, 191 pp.
NUMM- 5790110 | Gallica

RÉVOIL, Bénédict-Henry, L’Inde à vol d’oiseau, Paris: Dubuisson, 1857, 75 pp.
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VALBEZEN, Eugène-Anatole de, Les Anglais et l’Inde, Paris: Lévy, 1857, 442 pp.

WARREN, François-Patrice-Édouard, comte de, L’Inde anglaise avant et après l’insurrection de 1857, 2 vols, Paris: Hachette, 1857, 851 pp.
Google Books
[volume 1]
Google Books
[volume 2, 1858 edition]

Édouard de Warren (1811-1898) se sert de son Journal tenu pendant neuf ans et demie de son séjour en Inde pour publier ce document français de huit cent cinquante pages. Nous pouvons lire ces témoignages de première main comme la suite du Journal et de la Correspondance de Victor Jacquemont, le naturaliste français qui ne couvre que les Présidences du Bengal et de Bombay. Le premier tome de cette œuvre maîtresse d’Edouard de Warren documente sa carrière militaire dans l’armée royale anglaise. Le deuxième tome nous renseigne sur l’organisation sociale et administrative dans la Présidence de Madras où il est né en 1811, discute du rapport entre les princes et la Compagnie et médite sur les effets de l’Empire britannique sur l’Inde. La troisième édition en 1858 incorpore la Révolte de 1857 en analysant les causes, la nature et les conséquences où il n’hésite pas à dénoncer la violence de l’administration anglaise au nom des représailles exercées contre les insurgés. Ferdinand de Lanoye, historien et géographe, qui a rédigé L’Inde contemporaine (1858) copie parfois certains passages de Warren, en modifie quelques uns et cite les autres. Par exemple, voici le texte de Warren : ‘Il est des nuits d’un calme si profond, que pas une feuille du jasmin qui rampe en festons sur vos fenêtres ne tremble sur sa branche, que le moustiquaire retombe autour de vous en plis roides et immobiles comme la draperie sculptée d’un tombeau […]’, Kailash Éditions, 1994, p. 159. Lanoye modifie ce texte sans le citer : ‘Il était des nuits d’un calme si lourd, si profond, que pas une des feuilles du jasmin qui rampait en festons sur mes fenêtres ouvertes ne tremblait sur sa frêle tige, et que mon moustiquaire de gaze retombait autour de moi roide et immobile comme la draperie sculptée d’un tombeau […]
Google Books, p. 399.

Edouard de Warren (1811-1898) uses his Journal held for nine and a half years of his stay in India to publish this French document of eight hundred and fifty pages. We can read these firsthand accounts as a follow-up of the Journal and Correspondence of Victor Jacquemont, the French naturalist who covered only Presidencies of Bengal and Bombay. The first volume of this masterpiece of Warren Edward documents his military career in the British Royal Army. The second volume provides information on the social and administrative organization in the Madras Presidency where he was born in 1811, discusses the relationship between the princes and the Company and reflects on the effects of the British Empire in India. The third edition in 1858 incorporates the Revolt of 1857 by analysing the causes, nature and consequences of which he does not hesitate to denounce the violence of the British administration in the name of reprisals against the rebels. Ferdinand Lanoye, historian and geographer, who wrote L’Inde contemporaine (1858) copies sometimes Warren’s texts, modifies some of them and quote others.For example, here is the text of Warren: Il est des nuits d’un calme si profond, que pas une feuille du jasmin qui rampe en festons sur vos fenêtres ne tremble sur sa branche, que le moustiquaire retombe autour de vous en plis roides et immobiles comme la draperie sculptée d’un tombeau […] Kailash Éditions, 1994, p. 159.Lanoye modifies this text without quoting:
‘Il était des nuits d’un calme si lourd, si profond, que pas une des feuilles du jasmin qui rampait en festons sur mes fenêtres ouvertes ne tremblait sur sa frêle tige, et que mon moustiquaire de gaze retombait autour de moi roide et immobile comme la draperie sculptée d’un tombeau […]’
Google Books, p. 399.

[SK]

1858
[Multiple Authors], Bulletin des actes administratifs des Établissements français dans l’Inde, volume 31, issues 159 to 170, 1858.
British Library

GAUTIER, Théophile, Sacountala: ballet-pantomime en deux actes, Paris: Jonas, 1858, 16 pp.
NUMM- 109152 | Gallica

MAYNARD, Félix, De Delhi à Cawnpore, journal d’une dame anglaise, pages de l’insurrection hindoue, Paris: Lévy 1858, 301 pp.
Google Books

MÉRY, Joseph, Les Damnés de l’Inde, Paris: Librairie nouvelle, 1858, 391 pp.
Google Books

MONTALEMBERT, Charles Forbes, comte de, Un débat sur l’Inde au parlement anglais, Brussels: Dumont, 1858, 140 pp.
Google Books

VOLTAIRE, ‘Fragments sur quelques révolutions dans l’Inde, sur la mort du comte de Lally, et sur plusieurs autres sujets’, in Oeuvres complètes de Voltaire, 20 vols, Paris: Bryainé,
1858(?) [1773], VI, 167-262.

1859
[Multiple Authors], Bulletin des actes administratifs des Établissements français dans l’Inde, volume 32, issues 171 to 181, 1859.
British Library

BARBIER, C., pseud. (BARBÉ, C.), Voyage dans l’Inde, Rouen: Mégard, 1859, 192 pp.

FLEURIOT DE LANGLE, Alphonse Jean René, vicomte de, Voyage au Malabar (1859), Paris: Hachette, 1859, 16 pp.

MARTIN, Charles-Louis-Auguste, La Puissance militaire des Anglais dans l’Inde et l’insurrection des Cipayes, résumé historique et critique des campagnes de l’armée anglaise en 1857 et 1858, Paris: Hachette, 1859, 524 pp.
Google Books

MÉRY, Joseph, Constant GUÉROULT, and Paul de COUDER, Les Étrangleurs de l’Inde. Les Étrangleurs de Paris, 3 vols, Paris: Chappe, 1859, 336 pp.
NUMM- 5695242 > Tome 1 | Gallica
NUMM- 5831095 > Tome 2 | Gallica
NUMM- 5610605 > Tome 3 | Gallica

MONTALEMBERT, Charles Forbes, comte de, Pierre Antoine BERRYER, and Jules DUFAURE, Procès de M. le Cte de Montalembert au sujet de son écrit intitulé: “Un débat sur l’Inde au parlement anglais” (24 novembre-21 décembre 1858), Brussels: Decq, 1859, 193 pp.
NUMM- 5426309 | Gallica

NICAISE, Auguste, L’Inde et l’Angleterre en 1857-1858. Episode de l’histoire du XIX e siècle, Châlons-sur-Marne: Imprimerie de Martin, 1859, 115 pp.

RISTELHUEBER, L., Discours prononcé, le 1er mars 1859, à la rentrée de la cour impériale de Pondichéry, Pondicherry: Imprimerie de Géruzet, 1859, 23 pp.


Annotators:
[CLB] Claudine Le Blanc, Université Paris 3 (Sorbonne nouvelle), France
[NF] Nicola Frith, Bangor University, UK

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