1620-1630

1625

BOITET DE FRAUVILLE, Claude (trans),  Nonnus de Panopolis, Les Dionisiaques ou les metamorphoses, les voyages, les amours, les advantures et les conquestes de Bacchus aux Indes. Nouvellement traduittes, Paris: Robert Foüet, 1625, 789 pp.
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Nonnus de Panopolis ou Nonos de Panopolis est un poète grec né à Panopolis, la ville de Pan, en Egypte et qui aurait vécu entre la fin du IVͤ siècle et le milieu du Vͤ siècle. Il a composé Les Dionysiaques entre 450 et 470 comme un poème de quarante-huit chants. Ce texte a connu plusieurs traductions, notamment par Claude Boitet de Frauville en 1625 et par le comte de Marcellus qui déclare dans sa préface en 1856 : « Les  Dionysiaques doivent être considérées comme un grand magasin mythologique […] ». En effet, cette épopée présente la gloire de Bacchus qui, en dieu civilisateur et conquérant, terrasse surtout la «barbarie» indienne sur l’instance de son père Jupiter. Si les lieux comme la mer d’Erythrée, le Nil, la rivière de Jhelum  ou l’Ethiopie sont mentionnés et si l’Inde n’est pas envisagée dans son interculturalité, elle fait néanmoins partie de l’espace où se déroulent les affrontements et où se met en place la pleine puissance des dieux Grecs. On voit donc que l’auteur se sert de l’imaginaire, que le pays transporte et qu’il s’en sert comme d’un instrument de fiction. Cette œuvre peut être envisagée comme la transposition épique vers le sud et l’est d’une réalité grecque, soumise à l’emprise grandissante du christianisme. En outre, le fait que Furetière mentionne Bacchus comme ‘vainqueur de l’Inde’ dans son dictionnaire de 1727 montre que ce mythe a des effets dans le réel.

[MBL]

Nonnus or Nonos of Panopolis was a Greek poet from the birthplace of Pan in Egypt who probably lived from the end of the 4th to the middle of the 5th century CE. He composed the the forty-eight books of the Dionysiaca between 450 and 470. This text was translated several times, notably by Claude Boitet de Frauville in 1625 and by Count Marcellus who declared in his 1856 preface that it ‘should be considered as a great mythological storehouse’. Indeed, this epic presents the glorious exploits of Bacchus who, following his father Jupiter’s bidding, vanquishes  so-called Indian barbarians in the guise of an conquering and civilizing ruler. If places such as the Eritrean Sea, the Nile, the Jhelum river or Ethiopia are mentioned and if India is not represented in its plurality of cultures, it is nonetheless a part of the theatre in which the battles take place and the scene in which the full power of the Greek gods is deployed. It can be seen that the author has recourse to the imaginary, that the country transports him and that he uses it as an instrument of fiction. In the context of the increasing dominance of Christianity, this work can be considered as a transposition of Greek reality in epic form towards the South and the East. Moreover the fact that Bacchus is mentioned as the ‘conqueror of India’ in Furetière’s 1727 dictionary entry on India demonstrates that this myth affected empirical discourse.

[MBL/IM]
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NONNUS, of Panoplis, Les dionisiaques ou les metamorphoses, les voyages, les amours, les advantures et les conquestes de Bacchus aux Indes. Nouvellement traduittes [by C. Boitet de Frauville] du Grec de Nonnus, Paris: Robert Foüet, 1625, 789 pp.
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1627

RIPON, Élie, Voyages et aventures aux Grandes Indes (1617-1627). See GIRAUD, Yves ed., Élie Ripon (dit capitaine), Voyages et aventures aux Grandes Indes (1617-1627), Journal inédit d’un mercenaire, Paris: Les Éditions de Paris, 1997. 205 pp.